Une prestation de haut vol pour le Download

Download festival France

Vendredi : Un décollage réussi

Pendant que certains préparent avec assiduité le bac, on en profite de notre côté pour aller faire la fête en festival. Le mois de Juin ressemble à une aubaine pour les fans de rock et métal notamment, mais aussi à un casse-tête lorsqu’il faut choisir entre deux géants du monde des festivals, qui se tiennent à une semaine d’intervalle. Le Hellfest et sa douzième année d’existence et le Download, bien connu en Europe avec une implantation anglaise, et maintenant française ou espagnole. (Après, si tu as un budget important pour faire des festivals, pas besoin de choisir). Mon choix s’est porté sur le petit jeune, le Download et sa seconde édition française. Et pour cela, rendez-vous dans la région parisienne. En 2016, l’hippodrome de Longchamp avait accueilli Iron Maiden, Korn, Rammstein, Ghost et bien d’autres encore. Un an après, le festival s’implante à la base aérienne 217 de Brétigny dans le 91, avec une programmation qui n’a rien à envier à l’édition précédente. Mais assez bavardé, les concerts sont commencés, c’est parti !!


Comme c’est un festival sur trois jours, le vendredi sera relativement court en comptant l’après-midi au travail et le trajet pour aller au festival. Du coup, mon premier groupe c’est le trio californien, Blink 182 venus à Paris pour propager leur punk rock depuis 25 ans maintenant sur la Main Stage. Et de ce que je peux remarquer, c’est que le public est bien présent pour les accueillir. Pour ravir tout le monde, le groupe a joué sur les classiques tel que « What’s my age again », « Down », « Always ». Et à première vue, 25 ans de carrière, ça commence à faire trop vieux pour eux, ils souhaitent commencer à remplacer les membres en commençant par le batteur qui laisse sa place le temps d’une chanson à un enfant (un peu moins de 10 ans). L’effet est énorme, et on ne peut qu’apprécier le niveau qu’il affiche. La nouvelle génération de musicien commence tôt, et c’est très bon signe.  


Mais pas le temps de souffler que l’on enchaine avec le concert de Gojira sur la Main Stage 2. Alors que dire de cette prestation, tellement elle était à couper le souffle. C’est de plus en plus rare que j’ai des frissons devant un concert, mais là, ça a été une belle claque. Et pourtant, je n’ai jamais poussé plus que ça l’écoute des albums studio, j’appréciais mais sans plus. Mais les sensations du live avec des chansons comme « Only pain », « Stranded » ou « Silvera », l’art de passer d’une intro calme à une furie sonore, ou encore un solo de batterie démentiel fait que je suis devenu un adepte du groupe… ou une groupie, au choix. Après ce live, on peut dire que c’est bon, je suis bien dans le festival et prêt à en prendre plein les oreilles.


Alors, un petit aparté pour vous aider à vous repérer. Le festival avait 4 scènes : les Main Stage 1 et 2, la Warbird Stage, et la Spitfire Stage. Deux places était consacrées au world food, et un endroit où toutes les boutiques se trouvaient, le métal market. Le stand de merchandising officiel était quant à lui surplombé de deux avions et il y en avait un au sol pas très loin de la Spitfire stage. C’est d’ailleurs à creuser pour les prochaines éditions mais il y a peut-être un truc à faire sur le thème de l’aéroport pour aller encore plus loin, les avions faisaient une déco vraiment cool. 


Il fait encore jour, mais on arrive déjà au dernier concert de la soirée avec Linkin Park présentant leur dernier album sorti cette année « One more light ». Très attendu, c’est un groupe qui n’a plus besoin d’être présenté je pense avec le mélange rock électro et rap, ce qui a défini une identité de groupe bien à eux. Le live a permis autant d’écouter les chansons récentes, telles que « Invisible » que des plus anciennes avec « Somewhere I belong » ou « What I’ve done » notamment. Sur cette dernière, le groupe a encouragé le public à chanter. Il faut dire que ça avait hyper bien commencé mais bon, on se fait vite rattraper par notre niveau en anglais pour que le chant se transforme en un immense marmonnement général. Globalement, le live a beaucoup alterné avec des compositions qui bougent, et des chansons calmes. Un peu trop même vers le milieu, ce qui n’a pas plu à tout le monde. Mais c’était pour mieux finir en apothéose avec beaucoup d’anciennes, dont « Bleed it out » marquant la fin de la première soirée. Personnellement, je reste quand même mitigé sur cette prestation, pour les mêmes raisons que ceux qui ont quitté le concert au milieu.  


Pour la première journée, le fait d’arriver aussi tard fait que je loupe des groupes ultra intéressants, j’en avais noté deux en particulier. Tout d’abord, Dagoba, un groupe bien frenchie reconnu pour leurs prestations de haut vol avec notamment une portée internationale, en Asie par exemple. Ils défendent sur scène leur dernier album « Blacknova », et veulent montrer sur scène « What hell is about ». Même si je les loupe aujourd’hui, ils passent à Bruitfer Rock en Vendée, je me réserve cette date pour me rattraper. Le second groupe que je voulais absolument voir, c’est Kvelertak. A écouter, ça a l’air d’être un groupe vraiment sympa… mais c’est aussi parce que j’avais dix mille blagues à faire sur leurs noms de chansons tel que « Ondskapens galakse » « Heksebrann », Kverlertak à prononcer (Kuh-vell-er-tack) est un groupe nous venant de Norvège. 

 

Samedi : On s’envoie en l’air à Bretigny.

La journée du samedi s’annonce chargée, au moins autant que le petit embouteillage pour débuter la journée. En même temps, la région parisienne et la circulation automobile, c’est une histoire d’amour sans fin. Mais c’est aussi le risque quand on ne dort pas au camping, tu as tout à fait raison !!! Surtout que la soirée pouvait continuer après la fin dans l’enceinte du festival, jusqu’à environ une heure et à ce que j’ai entendu dire, il y avait aussi des marchands de fruits et légumes, dans le camping. Vue la chaleur, ça aurait pu être génial d’avoir des produits frais. Promis, si j’y retourne l’année prochaine, je teste le camping. 
Mais on verra ça en temps et en heure, pour l’instant, le concert de Devildriver commence. Ils se définissent sur leur site comme du groove métal. Même si leur dernier album s’appelle « Trust no one », tu peux me croire quand je te dis que ce groupe est une bombe. Tu mêles à la voix brutale (dans le bon sens) de Dez Ferara, une batterie qui te percute les neurones, des riffs bien sentis et une basse qui t’enrobe de la tête aux pieds de vibrations. C’est un groupe qui dégage une musique efficace, énergique, percutante, tout en imposant un rythme entraînant qui donne un style très particulier au groupe. Le ton de la journée est lancé, et j’ai hâte de passer à la suite.  
En ayant commencé par Devildriver, un bon gros son bien comme il faut, on retrouve un style un peu différent, du hard rock qui nous vient des Etats-Unis avec Alter Bridge. Ça se veut moins dur à l’oreille, mais c’est toujours aussi rythmé, plus porté sur un aspect mélodique. Le concert est aussi le lieu de chansons plus posées, plus calmes. Personnellement, ce que je me suis dit par rapport à ce live, c’est surtout que certaines intonations de Myles Kennedy le chanteur, m’ont fait penser à Axl Rose. Ironique quand j’ai pu regarder après et voir que le chanteur avait fait des feat avec Slash. En tous les cas, ça peut donner à certains la motivation pour écouter le groupe. Pendant que tu vas écouter une des chansons d’Alter Bridge, je ne t’attends pas, je vais voir un autre concert.


Et là encore, un nouveau style, (tu me diras, chaque groupe a son style bien à lui), avec le blues rock des Suédois de Blues Pills, emmené par la chanteuse Elin Larsson. Suèdois mais pas seulement, car le groupe a la particularité d’avoir différentes nationalités en son sein, dont le guitariste français Dorian Sorriaux. Malgré le nom, ce groupe n’a pas d’effets secondaires, ou alors que positif, tant le live est énergique et entraînant. On retrouve toute l’émotion du blues alimenté par un rock énergique. Cela apporte un contraste avec pas mal de concerts du week-end, sur un style plus en douceur, mais tout de même relativement efficace. Créé en 2011, et avec leur dernier album, « Lady in gold » en 2016, c’est une nouveauté pour moi, et ça fait du bien. 
Un petit tour pour aller se réhydrater avant d’enchaîner va faire du bien. J’ai toujours ma petite préférence pour le cidre, surtout vue la chaleur. Mais à ce niveau, il y avait vraiment le choix en termes de bars avec la bière, tu t’en doutes, du vin, et même un bar à passoa. 


On enchaîne avec, là encore, un groupe où le chant est porté par une voix féminine, ce qui n’est pas non plus hyper choquant pour un groupe de métal symphonique, et les amateurs du style vont être servi avec  Epica, l’un des groupes majeurs de ce courant. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est le mélange de l’instrumental, métal avec la voix de la soprano Simone Simons. Un concert haut en couleur, tout en jeux de lumières et flammes, les effets étant atténués car il fait jour. Le concert a beaucoup tourné autour des chansons du dernier album, « The Holographic Principle » sorti en 2016. Au-delà de la musique, on assiste à un vrai show du musicien au synthé, (ce qui donne réellement le côté majestueux du symphonique) celui-ci étant sur roulettes, et il s’amuse à courir sur scène avec. Mais ce n’est pas qu’un bon coureur, il est aussi venu aider le guitariste en tenant les cordes pour un solo à deux sur la guitare. Ce fut l’un des nombreux jeux de duo du live qui a montré une cohérence dans la prestation et un show très bien préparé. Cela va aussi totalement par rapport à la musique et cette dimension de grandeur musicale.


 Après ce live bien sympa, je passe à ma déception du festival. Rassure-toi, ce n’est pas lié au concert mais surtout parce que je les ai loupés. Hé oui, Aqme passait au Download. Ils font leur grand retour, une nouvelle chanson ayant été dévoilée il y a quelques semaines de cela (retour effectif en septembre d’après les affiches). Ils ont été programmés sur la Spitfire Stage, mais étaient tellement attendu qu’il y avait foule devant. Au bout de cinq minutes de concert, j’ai préféré aller chercher un coin d’ombre. Le samedi a été un vrai supplice en termes de chaleur, j’en ai profité pour aller faire les différentes boutiques de vêtements et accessoires du festival, comme tous les coins d’ombres étaient déjà pris. Ça m’a permis de reprendre quelques couleurs, ou d’en perdre justement mais c’était stratégique aussi de louper Aqme plutôt qu’un autre groupe. Déjà parce que j’avais vraiment besoin d’ombre, et surtout parce qu’ils passent à Clameur d’Été, ça me sauve la vie et je les verrais quand même cette année. C’est le moment où j’ai aussi pu voir tout ce qu’il y avait dans l’enceinte, en termes de shop, tel que les coiffeurs, barbiers, tatoueurs dans la partie du festival qui s’appelle l’antichambre. On retrouve des jeux d’arcades, ou encore une galerie de photo de l’édition précédente, L’espace Fender… Bref, c’est plus qu’un festival !!! 


Après cet instant fraîcheur, c’est parti pour les 5FDP (Ce n’est pas moi qui le dit, c’est marqué sur leur toile de fond !!!) Personnellement, j’apprécie la musique du groupe, ça transpire l’Amérique comme je me l’imagine de coin comme le Texas par exemple. Bon j’arrête de me moquer, Five Finger Death Punch, c’est avant tout un Heavy Metal percutant à souhait, hyper entrainant porté par une voix relativement clair et puissante à la fois. Ils ont pu nous faire vibrer avec des grands classiques tel que « Lift me up », « Jekyll and Hyde », ou encore « Remember everything » en version beaucoup plus douce, guitare sèche notamment. Un concert bien huilé ou l’on retrouve bien l’idée du groupe avec le chanteur qui se veut un peu provocateur pour affiner son image, mais qui au fond a su faire suivre le public dans le style que représente FFDP. On a aussi pu apprécier la qualité de traduction du guitariste, lorsque le chanteur lui demande de traduire « How he is excited to be here (« A quel point il est excité d’être là »), cela nous a donné « pour oui, aller à la salle de bain », ce n’est pas encore ça, et ça nous permet de bien prendre notre revanche par rapport à la veille et Linkin Park !!!


La journée est bien entamée, et il fait encore très chaud. Plus que deux groupes sur mon programme, avec System en fin de journée, mais avant cela, Slayer. Un style trash, un univers qui se veut sombre et provocateur et un style musical impressionnant, je ne sais pas quoi dire d’autre pour les présenter. Après, on peut préciser que c’est l’un des quatre du Big Four aux côtés de Megadeth, Anthrax et Metallica. C’est une donnée aussi importante que leurs 30 ans de carrière. Tout ça pour dire que ce groupe a une aura incroyable, avec de surcroit un chanteur hyper charismatique avec ses longs cheveux bruns et sa barbe blanche.  Ce n’est pas celui où j’ai vu le plus le concert tellement il y avait du monde qui ont répondu à l’appel… et parce que je me suis mal débrouillé pour me faufiler. Mais ce n’est pas grave, le concert est au niveau de ce que l’on peut attendre du groupe, sachant qu’ils sont sur la tournée lié à 2015 la sortie de l’album « Repentless » avec la chanson éponyme, je te conseille le clip qui se veut dans la tradition de ce qu’ils ont pu faire.


Le dernier groupe du samedi se profile avec System of a down. Il y a eu une petite attente avant le live, 5-10 minutes, ce qui nous a permis d’apprécier Rammstein, programmé en 2016 et qui fait toujours autant d’effet quand on les entend. Mais nous ne les verrons pas ce soir, et l’impatience est palpable à l’attente de System (heureusement, ils nous font pas autant patienter qu’avec leur futur 6ème album). Soldier side résonne sur la base aérienne, on est parti pour une heure et demi de live. Pouvoir apprécier la prestance et la voix de Serj Tankian, l’aura mystérieuse de Daron Malakian (guitare/chant) qui n’a que très peu bougé sur scène se cantonnant à son micro, ou encore la folie du bassiste Shavo Odadjian, c’est un rêve de gosse qui se réalise. Je pense que je n’ai pas été le seul vu comment les chansons ont été reprises, notamment « Psycho », la célèbre « Toxicity » ou encore « B.Y.O.B ». Derrière le show passaient régulièrement des images qui m’ont rappelé le film « Orange mécanique » Le concert s’est terminé avec au moins cinq minutes sur scène du batteur John Dolmayan, pour remercier la foule et jeter ses baguettes.  

 

Dimanche : Ça plane pour le final.

Ha le dimanche, les repas de famille, les siestes, le repos, ne rien faire de toute la journée, c’est à ça que ressemble mon dimanche idéal. Mais pas celui-ci, on est encore au Download et la journée s’annonce passionnante malgré la fatigue du week-end qui s’accumule (Le mec va en festival et se plaint de la fatigue, la blague). Il me faut un groupe qui me réveille, ou au moins qui ne m’endorme pas. Le premier groupe que je vois, c’est les californiens de Suicide Silence sur un style que je ne maîtrise pas du tout, le Deathcore. De ce que j’ai pu voir, le style est porté par un rythme soutenu, une voix puissante (en même temps, au Download, tellement de chanteur correspondent à ce qualificatif), des chansons hyper rythmées ponctués de moments plus calmes. Si tu veux aller voir, tu peux aller chercher la chanson « You coward » et te faire une idée. Même si c’est loin de représenter l’énergie qui se déploie sur scène. Le chanteur a pris le temps de faire un petit hommage à Green Day car ils jouent sur la même scène qu’eux. Et Rise of the north star, leurs amis qui jouaient un peu avant eux.  Pour tous ceux qui n’étaient pas réveillé le dimanche étant un peu plus dur, là c’est bon, réveillés et prêt à tenir toute la journée. 
Sachant que le groupe d’après, c’est les british d’Architects avec un style metalcore, ça va vraiment finir de réveiller tout le monde. Ils défendent depuis 2004 un style aux influences autant metal, que du punk hardcore ce qui donne aux groupes une identité particulière, avec un son lourd teinté de riffs bien sentis portant la voix brutale de Sam carter pour vous faire frémir les tympans. Ce n’est pas mon style de prédilection, mais un concert d’Architects, ça reste quand même un bon moment.  Pour parler de Sam Carter, personnellement j’ai eu autant de mal à le comprendre que lorsque je regarde la série Peaky Blinders, je sais pas si ça vient de moi ou de son accent mais je n’ai pas compris un seul mot quand il s’est adressé à la foule. 


La fin du concert me permet de faire un petit tour dans le festival et de voir des stands que je n’avais pas vus, notamment de nourriture, en découvrant des stands argentins, des Antilles, de viandes grillées, qui s’ajoutent aux indétrônables stands de pizza et kebab, ou de bonbons. Il y avait de quoi faire, et par rapport au samedi, il y a beaucoup moins de monde à faire la queue.
Ça m’a donné faim cette histoire, mais bon, je repars pour un petit live des Suicidal Tendencies ; petit, il faut le prendre par rapport à la durée qui était environ de 50 minutes comme pas mal de lives au final. Mais avec eux, c’était suffisant pour nous montrer tout le potentiel avec un groupe qui n’a pas arrêté de sauter dans tout les sens allant partout sur la scène. C’est un concert hyper agréable à suivre tant le groupe donne tout sur scène avec un chanteur littéralement sur ressorts. Le message du groupe qui me restera c’est que le seul avis qui compte sur vous c’est le nôtre, ce qui a donné une petite intro pour la chanson « Freedom », une jolie façon d’adoucir le titre de leur dernier album « World gone mad » Et puis faut dire, avec leurs styles vestimentaires, une majorité du groupe habillé en short et tee shirt de Basket US, j’ai vraiment bien accroché.  


Place à Mastodon. Ce groupe nous a propulsés dans un univers musical mélangeant rock et métal, d’une manière qui m’a permis de me laisser porter par la musique moins dans l’ivresse du pogo et du jump, mais plus d’une manière posée, un peu en recul pour apprécier au mieux l’univers qui se présentait à ma portée (Non, je n’étais pas sous l’emprise de produits illicites si c’est ce que vous pensez!!). Ce quatuor a sortie en 2017, leurs album « Emperor of Sand »avec la particularité qu’il n’y a pas de chanteur principal. Les 4 membres chantent, notamment sur des chansons différentes. Sur la première chanson, j’ai dû passer 30 secondes à essayer de repérer celui qui chantait avant de comprendre que c’était le batteur. Le moment sympa du concert pour les puristes, est la partie instrumentale, pourtant je ne suis pas un adepte de chansons sans paroles, mais celle-ci a envoyé du lourd (j’ai pas le titre désolé.)


Un petit tour sur la scène « Warbird Stage » pour la première fois du week-end. On retrouve Kontrust dans leurs styles inattendus, que l’on retrouve dans leurs clips. Des habits traditionnels, surement autrichiens comme le groupe.  C’est l’un des concerts qui m’a fait le plus vibrer. Le duo de chanteur  Agata Jarosz, Stefan Lichtenberger, communique énormément et beaucoup en français, et le live a tourné beaucoup autour de chansons qui font jumper tel qu’ « Adrenalin » , « Bomba » , « Hey dj ». Pour la chanson, « Sock n doll », on a eu le droit à des guests, ils ont invité leurs amis… des marionnettes pour chanter avec eux. (Va voir le clip de la chanson, tu comprendras) J’espère que ce sera un groupe que l’on verra plus souvent dans nos festivals, il peut toucher un public très large, très familial, et je pense qu’ils peuvent mettre le feu sur n’importe quelle scène où ils passent.


On retourne vers la Main Stage 2 pour l’avant dernier live du week-end, avec les Prophets of Rage. Le nom peut éventuellement te faire penser à une formation mythique connue par RATM, et bien tu as totalement raison. En effet, Prophets of rage est composé de trois membres de RATM. Tom Morello, Tim Commerford et Brad Wilk, Chuck D (PUBLIC ENEMY) et B-Real (CYPRESS HILL). En gros, ils ont voulu continuer l’aventure de RATM, le chanteur en moins. Cette nouvelle formation qui compte pas mal de grands noms avait sorti un ep « The party’s over », où l’on retrouve deux compos, « The party’s over »et « Prophets of rage ». Le live a énormément tourné autour des reprises de RATM, notamment sur des chansons d’anthologie telles que les trois chansons de l’album de 1994, la triplette qui fait rêver « Killing in the name », « Take the power back », « Bombtrack » avec son intro qui fait monter la pression. Mais aussi avec une reprise de Public Enemy (Shut’em down), et une de HIP HOP qui avait l’air connu… mais je ne pourrais pas vous dire le titre, désolé. Ça a été un peu plus d’une heure survoltée, autant porté par le public que par le groupe avec un show incroyable, et les deux bêtes de scènes que sont Chuck D et B-real. Même si cela ne fait pas le même effet que si c’était Zack de la Rocha mais ça a mis le public en fusion. L’un des guitaristes avait d’ailleurs un message en douce à passer à un président américain, inscrit sur sa guitare, en 4 lettres et commençant par un F. En même temps des anciens de RATM reprenant le répertoire sans cette petite touche de revendication, ça aurait été décevant. 


Et voilà, c’est bientôt fini. Là encore on retrouve un groupe, je vais pas trop le présenter, tu n’as pas oublié « American Idiot » quand même. Comme pour System, il y a un peu de retard, mais à défaut de Rammstein, c’est « Bohemian rhapsody » que l’on entend, repris par la foule. Et le groupe arrive… A non, c’est un gars déguisé en lapin. Il va s’amuser quelques minutes avant de se faire sortir par un mec de la sécurité, bon, tout ça était prévu, bien sûr. Green Day arrive enfin, et le trio… Qui sont six sur scène ???   Si ça continue avec les surprises, on peut s’attendre à ce qu’ils jouent le répertoire de Justin Bieber à la place du leur. Mais je suis de mauvaise foi, c’est surtout que je suis resté sur leur époque « American idiot » et je n’ai pas suivi l’évolution du groupe pour savoir qu’ils sont six maintenant. Le show reste en grande partie géré par le chanteur Billie Joe Armstrong, qui a passé son temps à faire des blagues, des grimaces (un mixte entre Charlie Chaplin et Mister Bean), ou invité des gens sur scène (3 ou 4) pour chanter ou jouer de la guitare notamment. Quand certains repartaient en slam après ce passage sur scène, l’une des chanteuses d’un soir a eu la bonne idée de se croire à la piscine et faire une bombe… dans la foule. Mai recentrons nous sur la musique, Leurs dernier album « Revolution radio » remonte à 2015, tandis que leur live a beaucoup tourné autour d’anciennes telles que « Holliday » ou « King for a day », « Know your ennemy ». Ils on finit le live par la très attendue « American idiot », et avec une dédicace pour la personne en soi, qi est aussi fade que la chaîne de fast- food du même nom.


Pour faire un peu le bilan, il y avait trois éléments où j’avais un peu d’appréhension. Le fait que ce soit la grosse industrie Live Nation qui gère les différents Downloads me faisait craindre qu’il n’y ai pas la même ambiance que je recherche en festival, familiale, bon enfant. Mais le public m’a fait mentir. L’heure de fin, 23h, me paraissait totalement aberrante, mais au final, les journées sont tellement remplies et complètes qu’au fil des jours, cela ne m’a pas dérangé. Enfin, finir par Green Day, pendant 2h30…. Je n’y croyais pas, trop long, et trop… pas bien !!! mais au final j’ai passé un super moment devant ce live.  Au final, ça a été trois jours sous un temps estival, (avec un samedi étouffant), Une implication des groupes à fournir un spectacle à chaque fois génial, des voix puissantes, des approche différentes ou tous les groupes nous ont permis de les suivre dans leurs univers musicaux, un public excellent et tous animé par la même passion (nan, c’est pas la bière !!!), un nombre incalculable de Pogo, Circle of pits, et Wall of death, une organisation très bonne, c’est ce que je peux retenir de ce week-end au Download. Alors oui, tout n’a pas été parfait, l’attente notamment très prononcé le samedi, pour les différents lieux de restauration et les toilettes, ou encore les bouchons ou encore, quelques problèmes de son sur certains lives, mais pas de là à noircir le tableau du week-end. De plus, le Download a beaucoup évolué en deux ans, notamment en changeant le site de place pour un confort certain J’étais septique sur certains éléments, et avais beaucoup d’attentes… Le bilan final est hyper positif, j’ai passé un super festival, qui m’a beaucoup enthousiasmé.  Maintenant je n’ai plus qu’à attendre les quelques mois avant la sortie de la prog pour pouvoir faire mes paris sur les groupes qui y seront.  

Par Cédric le 28/06/2017

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