On prend la route avec les Sons Of O’Flaherty

Sons Of O'Flaherty

Avec la sortie de l’album, « The Road Not Taken », les Sons Of O ’Flaherty,(en référence à un pub de Vannes) nous font découvrir un univers folk-punk énergique et convaincant. Et sinon, que dire des prestations scéniques ou le groupe prend tout son ampleur, mais on vous laisse aller les voir pour vous en rendre compte.  

 

Info Festival (IF) : Bonjour les Sons. Commençons pour ceux qui ne vous connaissent pas, qu’est-ce que les Sons ?

Thibault : Eh bien, un groupe de musique, premièrement (rires). On mélange plusieurs styles, il y a du punk rock, du folk, parfois du celtique, parfois du country, bluegrass. Voilà un petit mélange de tout ça avec une base quand même mi- folk mi- punk principalement.

Maël : Et re-mi- folk derrière. (rires)

Thibault : C’est ça. (rire)

 

IF : Thibault, on se retrouve un an après l’interview avec les Trois Fromages, cette fois c’est pour les Sons of O’Flaherty, qu’est-ce que ça fait de revenir là ?

Thibault : Eh bien, je suis vachement content, franchement j’étais tout excité de venir. Déjà parce que je trouve que c’est un super festoch, on a passé un super moment l’année dernière et puis faire des festivals comme ça avec les Sons c’est toujours cool. On est un groupe plus petit que les Trois From’, donc on est content de l’évolution et de voir que l’on a le niveau maintenant pour faire des festoch comme celui-là. C’est trop cool !!

 

IF : Les Sons ont eu un crowdfunding avec une sortie d’album à la clé, deux soirées pour l’inaugurer, qu’est-ce que vous pouvez m’en dire ?

Thibault : Eh bien, que le crowdfunding a bien marché, du coup on a réussi à atteindre ce qu’on avait misé. C’est ce qui nous a permis de faire la sortie de l’album, de réaliser un clip et du coup on a fait un weekend de sortie d’album, sur Rennes et sur Vannes aussi. C’est des soirées qui ont bien marchés, où les potes sont venus, les gens qui ont participé ont pu venir, certains en direct pour venir récupérer leur contribution. Et puis on remercie encore une fois toutes les personnes qui ont participé et qui nous ont aidés à pouvoir réaliser cet album.

Thomas : Trop politicien. (rires)

IF : C’est clair ça fait langue de bois là. (rires)

Maël : Grave, langue de p… (rires)

Thibault : … ceux sans qui rien de tout ça n’aurait été possible. (rire)

 

IF : Alors justement pour rebondir sur le clip, on a pu apprécier un clip avec une star que les fans de Kaamelot vont reconnaitre assez facilement, dans une histoire qui est relativement moins joyeuse que ce qu’on peut voir d’habitude avec lui. Comment ça s’est fait et qu’est-ce que ça a donné par la suite ?

Thibault : Eh bien, en fait sur ce clip-là, qui illustre le morceau « Red  Wine Teeth », on voulait vraiment un peu illustrer la chanson, la raconter. Donc parler d’un type qui passe pas mal de temps au bistrot et quelqu’un de très triste. En fait, quelqu’un qui a une vie de merde, et qui le supporte assez mal. Et on s’est dit que ça pourrait être assez sympa de faire un clip là-dessus. On avait déjà fait un clip très fun avec le premier qui était très délire avec « Once Upon a Binge », un deuxième un peu plus sérieux avec « Fields of Athenry », on avait envie de montrer une autre facette du groupe, ce côté en fait un peu « très sérieux ». On est parti sur ce morceau-là en se disant que c’est une bonne idée mais il faudra quelqu’un qui sache jouer vraiment. Si c’est l’un d’entre nous qui le fait, ce ne sera certainement pas aussi bien que si c’est quelqu’un qui a une vraie formation d’acteur. Et dans cette même logique on s’est dit, pourquoi pas demander à des acteurs connus, ça ne coûte rien, on fait une petite pré-prod du morceau, une petite maquette, on l’envoie, on bosse avec le réalisateur, on bosse le scénario, pour présenter un truc quand même carré, pas arriver vers des professionnels complètement à l’arrache. On a fait une liste des gens, d’acteurs qu’on aimait en fait.

Thomas : Beaucoup de Kaamelott.

Thibault : Oui, ça tournait beaucoup autour de Kaamelott c’est vrai. Et ça a été une chance parce que l’on espérait vraiment Rollin, et puis ça s’est fait très simplement. On a enregistré le morceau, on a fait le scénario, j’ai envoyé des mails, tout simplement. Et la chance qu’on a eue, je pense, avec François Rollin, c’est qu’il ne passe pas par un agent ou une boîte de production, c’est une adresse directe pour lui. J’ai eu plusieurs retours d’agents qui disaient non, telle personne ne sera pas disponible. Pour François Rollin, quelques heures après le mail, il m’a répondu qu’il fallait voir les disponibilités de chacun. Voilà ça a été très simple et du début à la fin. Et c’était... ; ouais on était assez sur le cul en fait. (rire)

IF : En soi, vous tentiez et quel que soit le résultat c’était pas grave.

Thibault : Bah c’est ça, sinon on serait allé à Rennes mettre des annonces, en faisant des théâtres, des cours de théâtres, des choses comme ça quoi, et non, on s’est retrouvé avec François Rollin, dont on est hyper fan donc c’est super.

 

Sons Of O'Flaherty

 

IF : Toujours dans cette lancée, cet été vous étiez a de gros festivals, Bichoiseries, Motocultor, comment ça s’est fait ?

Thibault : Les Bichoiseries, on y avait joué avec les 3 Fromages l’année dernière, comme pour ce soir en fait, et comme on a vachement sympathisé avec les organisateurs, le programmateur et bah je m’étais permis de laisser un petit CD.

Thomas : Ouais à chaque fois on laissait un CD aux organisateurs.

IF : Vous avez gardé contact.

Thibault : Oui, on s’est dit, pourquoi pas, les Bichoiseries ça a fonctionné.

Thomas : Ici ça a été plus ou moins ça aussi ouais.

Thibault : Ils nous connaissaient aussi.

Thomas : Oui, ils étaient venus nous voir en concert.

Thibault : Ça faisait longtemps qu’on parlait de venir jouer ici. Et puis pour le Motocultor, on est quand même pote avec une partie des organisateurs, des gens qui bossent là-bas.

Maël : C’est des gens qui sont du même coin que nous, on est originaire de Vannes ou alentour donc…

Maël : Ouais exactement où serait le festival. (Dans la commune de Saint Nolff, 56)

Thibault : Et du coup ils nous ont proposé un petit mois avant, voilà pour venir jouer là-bas, donc on a eu la chance de jouer sur une des bonnes scènes et à une horaire très bien, on a joué à 18h30 le samedi, donc ouais parfait quoi, pas trop tard ni trop tôt puis le moment de l’apéro donc…

Thomas : Contre toute attente on a eu un super retour, c’était assez dingue on avait un peu peur de jouer dans un festival métal extrême, parce que c’est clairement ça là-bas.

IF : Ouais c’est encore plus extrême qu’au Hellfest au final.

Thomas : Ouais, ouais parce qu’il y a des groupes ouais ouais, bah quand tu vois que sur la majeure partie des groupes tu peux pas lire le nom, parce qu’il y a une typo qu’est pas possible, on était quasiment les seuls à jouer avec une guitare acoustique, donc on avait un peu peur de l’accueil. En fait, on a eu un accueil de ouf. C’était vraiment taré et puis surtout l’après concert on a eu plein de messages de gens qui nous ont découverts au Motoc’. Des métalleux et qui écoute que du métal et qui ont adorés, c’est assez cool de voir ça.

IF : En même temps avec les métalleux y’a une ouverture d’esprit.

Thomas : Ouais puis le folk ça marche bien avec eux.

Thibault : Ouais, ce soir-là y’avait des groupes de pagan, folk métal donc du coup ça se retrouvait, nous on avait le côté un peu moins lourd via le fait qu’on fasse du punk rock et du coup ça a marché quoi.

Thomas : Eh puis la veille y’avait les Real Mackenzie, qui ont bien marché aussi la veille donc ça mettait un peu le pas pour nous le lendemain.

 

IF : Pour en revenir sur les Sons, il y a eu des bouleversements depuis le début de la formation du groupe, des gens qui sont partis sur d’autres projets, des nouveaux. À quoi on peut s’attendre ce soir ?

Thibault : Alors… depuis …. On avait quand même une bonne formation pendant quelques années, là on a changé de bassiste donc à ce niveau-là aucun changement, bassiste qui fait aussi des doubles voix, des chœurs, qui chante également. Le seul truc qui est dommage c’est que notre joueur de cornemuse/flûte/harmonica a dû nous quitter, parce qu’il vit trop loin, plus le temps pour plusieurs raisons et pour l‘instant on n’a pas remplacé, on n’a pas pu le remplacer, on n’a pas trouvé quelqu’un pour le remplacer, donc malheureusement...

Thomas : On cherche toujours…

Thibault : Voilà.

Maël : Si quelqu’un se reconnait dans le profil. (rire)

Thomas : Voilà, on lance une annonce (rires) j’ai une Renaud Twingo à vendre (rires) et on cherche un sonneur… (rire)

IF : L’annonce est faite. Je pense que pour ta Twingo, c’est mort par contre (rire) ; Thibault, comme je vois ton t-shirt floqué, est ce que vous pouvez me parler de la Folk’n’Punk Brigade ?

Thibault : Oui, c’est un collectif, monté à la base avec nos potes des Jack Raven’s Whorse de Quimper, un soir où on jouait à Lorient au Manège au festival Breizh Disorder, on a parlé de ça avec eux, c’était en 2013, donc c’était il y a déjà un moment, on a parlé de cette idée avec eux en fait on s’est rendu compte, que dans le style qu’on fait, le folk punk un peu celtique, il y a très peu de groupes en France, y’a quelque grands noms donc bah euh , y’a les Ramoneurs de Menhirs si on veut, y’a d’autres grands noms, bah maintenant les Moorings, les Booze Brothers aussi qui ont été assez connus, mais en plus petits groupes comme nous, il y en a peu. En faisant la liste on en avait 5. Deux en Bretagne, un à Paris, un à Tours, donc on était un peu éparpillés, on s’est dit c’est quand même dommage, ce serait sympa de monter un petit collectif, dont le but serait déjà de tous se connaitre et basé sur l’entraide.

Maël : Oui, on s’échange des dates, on se file des coups de mains.

Thomas : On se file des plans, quand on ne peut pas y aller on …

Thibault : On collabore aussi, nous on a trois membres, trois chanteurs de groupe qui font partie de la brigade, dont Denis des Moorings, Greg des Jack Raven’s Whores et Raf des Mullins qui viennent chanter sur notre premier album, voilà donc c’est vraiment sur cet esprit de collaboration, et ça a plutôt bien pris. A la base on est plusieurs groupes français, les Moorings nous ont rejoints il y a quelques années, et on a même des groupes un peu partout dans le monde, on a les Lagan en Angleterre, les Bodh’aktan au Québec, 13 Krauss en Espagne, et Uncle Bard & the Dirty Bastards en Italie, les Restless Feet en Allemagne, enfin on a vraiment du monde un peu partout.

 

Sons Of O'Flaherty

 

IF : Ca fait combien de temps du coup que la brigade a commencée ?

Thibault : 2014 on va dire réellement.

IF : Ha ouais, en 3 / 4 ans.

Thomas : On est passé de 5 groupes à quasiment une quinzaine dans le collectif. Et donc comme tu peux le voir, il y a un dresscode.

Thibault : On porte nos vestes.

Thomas : Voilà on a tous un dresscode à la biker, avec le nom du groupe, tous les groupes ont leur veste. C’est pour ceux qui veulent, ce n’est pas obligatoire, mais bon généralement tous les groupes ont leur veste ouais, du moins tous les membres ont leur veste.

 

IF : Alors, après la brigade, je vais aborder les Trois Fromages. On a vu que vous êtes très actifs en ce moment, une sortie d’album, le clip, une chanson avec Wizo. Où est-ce que vous êtes rendus, qu’est-ce que ça va donner pour la suite, a quoi on peut s’attendre ?

Thibault : Eh ben une sortie d’album déjà qui va être accompagnée de plusieurs clips aussi, sur lesquels on est en train de travailler, on est en train de réfléchir justement à ces clips-là, l’album sortira début d’année, on n’a pas de dates exactes pour l’instant, mais début d’année 2018 et on va enchaîner sur une tournée. On va essayer comme d’habitude de faire le plus de concerts possibles et les plus gros concerts possibles et comme on avait fait entre le 2ème et le 3ème album et entre le 3ème et le 4ème on a vraiment envie de passer, de monter un échelon. On va essayer de faire quelque chose toujours plus professionnel, toujours plus fat.

Maël : Toujours plus loin, plus haut...

En cœur : … Plus vite, jusqu’au bout de l’extrême limite, tout va droit au cœur de l’action.

Thibault : Années 90 !

IF : C’est pour ça que je ne connais pas, je suis trop jeune (rire).

Thomas : Sur les Trois Fromages, je pensais que t’allais dire, écoutez, je ne peux pas faire de déclaration pour l’instant, mais dès que j’aurais les infos, vous serez les premiers informés (rires de Thibault) là ça aurait été drôle.

Maël : Ce serait rigolo ça !

IF : Heureusement il n’est pas comme ça (rire) Du coup pour moi c’est fini, est ce que vous avez un mot de la fin à rajouter ?

Maël : Bound !

Thomas : Prout !

IF : Vous savez je vais noter ce que vous me dites !

Maël : Pas grave, j’assume. (rire)

Thibault : merci Ced’ !

 

Par infofestival le 05/04/2018

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