Natalia Doco : " En Argentine, je n’ai jamais été valorisée, j'ai trouvé mon bonheur musical ailleurs "

Natalia Doco

Au Foin de la Rue, nous avons rencontré la douce Natalia Doco par un bel après-midi de juillet. Retour sur notre rencontre avec la chanteuse argentine.

 

Info-Festival : Comment te sens-tu à quelques minutes d’entrer en scène ?

Natalia Doco : Avant, j’étais très très stressée, j’avais beaucoup de trac, c’était comme une panique d’entrer sur scène. C’est fini depuis la sortie de cet album. Maintenant, j’ai compris comment je fonctionne. Si je cherche un besoin de reconnaissance, que je cherche à conquérir le public, j’ai le trac. Alors que quand je monte sur scène seulement pour chanter et partager un moment, c’est un bonheur de ouf.

 

IF : Tu chantes en français, en anglais et en espagnol. Comment fais-tu pour jongler avec toutes ses langues et les incorporer dans ta musique ?

Natalia Doco : Je suis folle des langues depuis toute petite. J’ai toujours adoré écouter des chansons et notamment faire attention à la prononciation. J’écris les paroles dans une langue et même si c’est mélangé, je les écris dans la langue dans laquelle ça me vient car c’est comme ça que je les ai pensées.

 

IF : Tu travailles seul dans l’écriture et la composition ?

Natalia Doco : J’aime écrire la musique et les paroles aussi. Je demande parfois de l’aide si j’ai besoin de traduction par exemple. Et aussi sur la chanson « Le temps qu’il faudra », c’est mon compagnon (Florian Delavega) qui l’a écrite mais c’est moi qui lui ai donné les idées.

 

IF : Tes influences sont plutôt sud-américaines ou européennes ?

Natalia Doco : Toutes, même si je ne connaissais pas beaucoup les musiques européennes avant de m’installer ici. J’ai toujours été influencée par les musiques folkloriques sud-américaines et en particulier la musique argentine mais aussi par les musiques qu’écoutait ma mère comme les Beatles, Led Zeppelin…

 

Natalia Doco

 

IF : As-tu déjà tourné en Amérique du Sud ? Notamment dans ton pays, l’Argentine.

Natalia Doco : Non, ça a toujours été compliqué pour moi là-bas. J’ai toujours trouvé mon bonheur musical ailleurs. En Argentine, je n’ai jamais été valorisée. A chaque fois que j’essaye de rentrer, je me tape la tête contre le mur et je me dis : « Je ne veux plus jamais réessayer. » Et puis, j’y retourne quand même.  Si on m’appelle pour y aller, j’irai avec plaisir mais ce n’est plus moi qui vais faire les efforts pour rentrer. Au Mexique par contre, c’est génial, j’y reçois un bel accueil.

 

IF : Et en Europe ? Tu tournes uniquement en France ?

Natalia Doco : Non je tourne beaucoup plus en Allemagne qu’en France. Eux, ils chantent mes chansons alors qu’ici, c’est seulement le public fidèle.

 

IF : Pour tes textes, où cherches-tu l’inspiration ?

Natalia Doco : Je cherche l’authenticité, la conscience, c’est la seule chose qui m’intéresse. Je cherche l’inspiration dans la transformation d’énergie, la magie, les rituels, la terre et le dépassement personnel. C’est très spirituel.

 

IF : Tu as sorti ton album l’an dernier, tu tournes un peu cet été, que peut-on te souhaiter pour 2019 ?

Natalia Doco : Cette année, je n’ai pas accepté beaucoup de dates car je suis maman depuis peu et mon bébé est encore petit. L’an prochain, je tournerai encore plus.

 

On remercie le festival Au Foin de la Rue pour avoir organisé cette rencontre et Natalia Doco pour avoir pris le temps de nous répondre. On vous recommande chaudement d’aller écouter son album « El Buen Gualicho » et bien-sûr d’aller la voir en festival.
 

Les propos ont été recueillis en français et parfois en espagnol. Sources photos : https://www.aufoindelarue.com/ et https://www.instagram.com/nataliadoco/?hl=en

Par Florent le 28/09/2018

Ajouter un commentaire