Les Ramoneurs de Menhir : "On peut repartir pour dix ans "

Les Ramoneurs de Menhir

Les Ramoneurs de Menhirs est un groupe mêlant la musique traditionnelle bretonne et le style punk, avec le chanteur breton Gwenael, le couple de sonneurs Eric et Richard, et Loran, guitariste emblématique des Bérurier Noir. L'année dernière, ils fêtaient leur 10 ans d’insoumission, fédérant autour d’eux un public de plus en plus nombreux et conquis. L’interview s’est déroulée avec Gwenael et Loran.

 

Info-festival : Les Ramoneurs fêtaient leurs 10 ans l'année dernière, comment a démarré cette « aventure » ?

Loran : Elle a démarré bien avant la naissance du groupe. C’est-à-dire qu’avec l’un des sonneurs, Eric, on se connait depuis que l’on a 17 ans. On était jeunes punks ensemble dans les rues de Paris, on habitait en banlieue etc… D’ailleurs, c’est Eric qui sonne sur « Vive le feu » en 85 (des Bérurier Noir). Donc voilà, les Ramoneurs de Menhirs, c’est une vieille histoire d’amitié entre Eric et moi qui s’est concrétisée avec un groupe.

 

Info-Festival : Gwenael, tu es là depuis cinq années maintenant, quel regard portais-tu sur les Ramoneurs avant d’intégrer le groupe. Et comment celle-ci s’est passée?

Loran : Ou la désintégration plutôt (rires)

Gwenael : Je me suis fait désintégrer en arrivant (rires). Le souvenir que j’ai des Ramoneurs avant ? Je me souviens que je connaissais Eric, Richard et Momo (ancien chanteur des Ramoneurs de Menhirs sur les deux premiers albums), j’avais dû te croiser une fois, Loran. Je me souviens que quand j’ai commencé à remplacer Momo pour les premières fois, je me suis retrouvé embarqué dans des concerts dans le centre de la France et ailleurs, pour les tournées. Je voyais de temps en temps des affiches des Ramoneurs en Bretagne, pour moi ils jouaient dans quelques fest-noz (bal traditionnel breton), et voilà tout. Je n'avais jamais soupçonné à quel point ils tournaient et donnaient des concerts partout, et ce fut vraiment une grosse surprise.

Loran : Et puis par rapport à Gwenael, ça a été une passation douce lorsque Momo a eu des problèmes de santé. On s’est demandé si on allait arrêter le groupe. Momo tenait à ce que le groupe continue, et a décidé qu’il allait trouver son remplaçant dans les moments où il ne se sentait pas en forme. Donc si tu veux, c’est Momo qui a amené Gwenael, il a légué à Gwenael, comme un relai qui s’est passé. Mais maintenant, c’est le canal historique. Momo l’était avant, maintenant c’est Gwenael. Il a ce flambeau, la référence littéraire, et la référence par rapport au breton vannetais qu’il chante.    

 

Info-Festival : Très bien. Pendant les concerts, vous nous faîtes voyager, en faisant référence à de multiples cultures, tout en étant appuyés sur une culture bretonne forte. Est-ce un fondement du groupe ?

Loran : Alors sur ça justement, on va casser l’ambiguïté. C’est-à-dire qu’il y a plein de gens qui pensent qu’en défendant une culture, on ne supporte pas la culture d’autrui. Mais c’est faux. Justement, lorsque l’on est à l’aise dans notre culture, on est très intrigué de voir celle des autres. D’ailleurs, je pense que les gens racistes, ce sont des gens qui ont des problèmes avec leurs propres cultures. Et qui du coup, ne supportent pas celle des autres. Donc si tu veux, c’est normal qu’en Bretagne avec une identité culturelle très forte, les Bretons soient très ouverts sur le monde. Tu le vois notamment par rapport aux marins bretons que l’on retrouve sur la planète entière, sur chaque île habitable. Ça montre bien l’ouverture d’esprit justement de gens qui sont bien dans leurs racines et ouverts sur les autres.

 

Info-Festival : Pour l’année de vos 10 ans et vous avez pu organiser un week-end de festivité. En ayant participé à la soirée du samedi, j’ai pu apprécier une fête incroyable. Les places avaient été vendues 4 à 5 mois avant. Qu’est-ce que cela vous fait de voir cet engouement ?

Gwenael : Oui, pour fêter les dix ans du groupe, il nous est venu naturellement l'idée de deux soirées : un fest-noz et un concert de rock, exprimant ainsi notre double personnalité, nos deux orientations. Nous avons invité chaque soir sur scène les artistes avec lesquels le groupe a de fortes affinités. Ça se traduit par des scènes souvent partagées, des amis, invités des albums, comme les Mangeouses d'Oreilles notamment. À Caudan pour le fest-noz, on a réussi à réunir les danseurs traditionnels et les adeptes du pogo, nous y tenions, ce fut émouvant à vivre pour nous, et une vraie réussite. Inversement, les danseurs du cercle celtique de Saint-Malo nous ont accompagnés sur scène lors du concert-rock à La Gacilly, adaptant leurs chorégraphies au thème de la soirée. Danser ensemble, dans ces deux atmosphères, c'est déjà vivre ensemble, non ? Nous sommes fiers de nos deux soirées d'anniversaire, et cela a été possible parce que tout le monde a su comprendre cet esprit commun : tribal, festif, bienveillant, et sans cloisonnement aucun. Donc on peut repartir pour dix ans !

Loran : En même temps, on n’est pas hyper surpris. Comme c’est notre anniversaire, ça fait dix ans qu’on tourne, on se rend compte qu’il y a une amitié très forte entre le public et nous, ils ne viennent pas juste voir un groupe. On a vraiment voulu en un week-end, montrer les deux facettes du groupes, traditionnelle avec un fest-noz, et une soirée punk.

 

Info-Festival : Justement, on vous retrouve en festival autant qu’en fest-noz, quelle que soit la taille de la manifestation ce qui permet une proximité avec le public…

Loran : Et c’est essentiel. Pour moi en tant que barde en tout cas. Le rôle du barde dans une tribu, c’est de la fédérer. Notre rôle se situe à ce niveau-là. Et ce qui est intéressant c’est qu’on amène des gens du rock dans les fest-noz et on amène des gens du milieu traditionnel dans les concerts de punk. Tu vois, j’ai été surpris à notre stand de voir des mamies, je dis mamie vu qu’elles ont dépassées les 70 ans à l’aise, qui s’intéressent à ce que l’on peut vendre. Pas uniquement à nos disques vu qu’on distribue d’autres groupes aussi, notamment des groupes punks. On leur disait attention, ce n’est pas du traditionnel, c’est du punk, et elles nous disaient que justement, c’est ce qu’elles voulaient. Ça permet une ouverture à des gens qui s’imaginaient autre chose du punk. Ce qu’on leur bassine dans les médias. Des mecs qui zonent etc., ça peut être ça, certes, mais à la base ce n’est pas ça. C’est l’anticonformisme, des hommes et des femmes qui marchent à contre-courant. C’est ça le punk.

Gwenael : Et ce rôle fédérateur est réellement à double entrée. Moi je connais plus la musique bretonne que le punk mais dans le milieu de la musique bretonne, les Ramoneurs vont être considérés comme un groupe de musique bretonne avec la couleur punk rock. Alors que pour le punk rock ça va être l’inverse.

Loran : Ça donne une ouverture qui est hyper importante. Bon, on en parle souvent, je viens des Bérus, et ça a marqué beaucoup les gens. Pour moi, la différence entre les deux, c’est que les Bérus fédéraient le mouvement de la jeunesse. Les Ramoneurs, ça va de 3 à 93 ans je dirais, il n’y a pas d’âge. Quand t’es un musicien et que t’arrives à sensibiliser des gens de tous les âges et de tous les milieux, c’est fort. On peut voir notamment qu’il y a beaucoup d’enfants à nos concerts et c’est important.

Info-Festival : Oui on a pu voir récemment au festival, Le sonneur est dans l’pré, énormément d’adolescents.

Loran : Ha c’est vachement, bien, on est une alternative à internet alors (rires).

 

Info-Festival : Quels sont les projets imaginés ou en cours, qu’est-ce que l’on peut attendre de vous en 2017 ?

Loran : C'est une année chargée et riche pour nous. On va avoir une sortie d’album. Encore un peu différent, cette fois il va être fait avec le bagad de Quimperlé, donc on s’attaque à un album où la furie bretonne va bien être représentée. On va sentir toute la dimension et la puissance de la musique traditionnelle bretonne. Ca va enchaîner avec des gros concerts dans des endroits surprenants avec le bagad mais ça je n’en parle pas encore. On a aussi un projet de faire une compilation de tous les morceaux que l’on a faits avec Louise Ebrel, essayer de faire un petit livret avec. Parce que c’est une histoire incroyable quand même et rien que les photos prises, on va essayer de faire un bel hommage à Louise avec cet album. Bon on dit ça mais on est toujours un peu à la bourre vu qu’on privilégie les concerts et les contacts directs avec les gens. Ce n’est pas facile au final de faire un disque. Il faut réussir à faire passer des émotions, de façon artificielle. Quand on est en  enregistrement, t’es pas dans les mêmes conditions que dans un concert. T’as le temps, tu peux enregistrer plusieurs fois, etc… donc si tu veux, c’est vraiment un autre travail.

Gwenael : Oui. Il y a personne en face mais tu dois le faire quand même. Et au final, même si tu peux reprendre ce que tu as fait, ce n’est pas plus facile. (Rires) 

Loran : Avec les Ramoneurs, quand on enregistre on est proche du live quand même. C’est-à-dire, on ne bloque pas sur nos prises. Pour mes prises guitares, elles sont faites en une fois pratiquement tout le temps, je tiens à ça énormément pour justement garder une continuité dans le morceau.

 

Info-Festival : D’accord. D’ailleurs comment se passe l’écriture ?

Loran : Alors en fait il y a différentes méthodes. C’est un peu aléatoire. Lorsque l’on part sur un traditionnel breton par exemple, on  essaye de voir si il n’y a pas des textes qui pourraient correspondre à ce traditionnel-là. On regarde les textes, et si ça nous parait pertinent à notre époque. Certains textes sont très anciens. Si on voit que ce n’est pas totalement en dehors du temps, on réécrit dessus. Mais on garde la trame principale. Par exemple, pour des morceaux très sexistes, où la femme est prise pour la boniche en gros, on les transforme et on en fait un  morceau qui dénonce ça. Des morceaux qui peuvent être clichés par rapport à l’hétérosexualité, on en fait un texte qui prône la diversité sexuelle. Mais on garde la ritournelle de base et c’est là tout le travail à Gwenaël, c’est d’arriver à retrouver avec d’autres mots, exactement la même sensation du texte, et c’est là qu’il fait un super travail.

Gwenael : En fait, il y a une certaine imprégnation. En chant traditionnel et notamment en fest-noz, on chante des vieux textes et les gens rechantent les mêmes textes, et à force, il y a une façon d’écrire, de dire les choses aussi. La langue bretonne a quelquefois du mal avec l’abstrait quand on utilise des images, des métaphores. Il y a vraiment une façon d’écrire et de rimer. Parce qu’il faut en plus que la diction et les mots qui sortent sur la mélodie sonnent pareil que si c’était un traditionnel en fait.

Loran : Et puis comme les gens dansent sur les morceaux, les mots doivent tomber en même temps que les pas des danseurs.

Gwenaël : Sinon, concernant les textes, ils viennent d’une pensée commune. J’écoute les discussions et je sers d’outil final pour que ça arrive en breton. Mais ça reste une écriture commune.

 

Info-Festival : Quel souvenir vous a le plus marqués durant l'année 2016 ?

Loran : Par rapport au concert, ce qui me marque à chaque fois et qui me touche énormément, c’est la présence des enfants. Le fait qu’ils soient avec nous sur scène me fait vivre quelque chose de très fort. Et je veux montrer à ces enfants-là qu’on peut voir les choses autrement. Après, en dehors des concerts, quelque chose m’a marqué mais dans le mauvais sens. C’est notre réaction face aux migrants, face à des gens qui fuient la guerre et de voir le non-accueil. Quand on prend l’exemple de l’abbé Pierre, il a passé sa vie à aider ceux qui n’avaient rien et je pense que si les religions monothéistes doivent exister, c’est dans ce sens-là. Mais malheureusement ce n’est pas ça qui se passe ; la solidarité n’est pas là. Alors que les gens quittent tout, leur histoire, leurs pays. Ils prennent des risques avec leurs enfants pour traverser la Méditerranée, beaucoup en meurent. Ils arrivent dans des terres dites libres et on les parque dans des camps. C’est inadmissible. Cette année, ça m’a encore démontré que, franchement, on est grave. Au niveau de la solidarité et du partage, on est grave quoi. On partirait la dessus ça éviterait les conflits. Tous les conflits entre ethnies. Là, tout le monde vit une vie atroce du coup, et on hait l’autre car on nous fait croire que c’est de la faute de l’autre si notre vie est comme ça. Alors que si notre vie est comme ça, c’est de notre faute à nous, on accepte  que ce soit comme ça. Ça c’est vraiment, mon coup de gueule, et j’ai honte de la façon dont on se comporte.

Gwenael : Entièrement d’accord avec ça. Pour ma part, ce qui m’a marqué, c’est un concert en Normandie où on jouait à côté de la centrale. Il y avait beaucoup de public en plein air, et quand Loran a commencé à parler du nucléaire, on a perdu un tiers du public. Plus tard, c’est parti sur le Front National, et il y a un second tiers qui s’est barré  (rires). On a rarement vu ça et c’était flagrant

Loran : Oui et je tiens à dire, depuis que les Bérus ont  fait "Porcherie" en 84, je parle du Front National pratiquement à chaque concert parce que ça me choque énormément. La maintenant, on arrive à un phénomène nouveau, quand je dénonce le Front National, il y a des gens qui partent. Chose qui n’arrivait pas avant. On sent que c’est rentré dans les mœurs et assumé.  Ça c’est assez nouveau.

 

Info-Festival : Repartons sur quelque chose d’un peu plus léger (rires) alors c’est les 10 ans, l’anniv de la famille Ramoneurs que vous remerciez à chaque concert. Auriez-vous un mot à leur dire même si ils ne sont pas là pour l’instant.

Loran : Alors oui, pour moi les Ramos c’est comme le Radeau de la "Béruse" On est sur un  bateau. Les Ramos, c’est la proue. Et pour  aller où on veut aller, il faut un bagad, un équipage et c’est important, on ne serait pas là sinon ; On les remercie pour ça à chaque fois. On remercie aussi le public, les organisateurs sans qui il n’y aurait pas de concert. Si tu veux un concert c’est une osmose entre tous les membres du groupe, c’est huit personnes quatre sur scènes, Laurent à la sono. Erwann, un peu le capitaine du bateau…

Gwenael : C’est le capitaine mousse en même temps (rires)

Loran : Oui, le capitaine mousse, il ne sait pas à quelle sauce il va se faire manger, (rires) ça on tire à la courte paille tous les soirs, souvent Gwenael  gagne et à mon avis il triche.

Gwenael : J’allais justement te dire que je ne triche même pas (rires)

Loran : Il y a aussi Iwan, le fils à Richard qui s’occupe actuellement du stand, notre boutique alternative. Ca permet de diffuser nos CD à nos prix. Tu vois, ça nous fait chier de voir nos CD dans des boutiques à 20 euros, c’est beaucoup trop cher. Et on diffuse d’autres disques que l’on aime bien. Il y a aussi Julie, qui est l’araignée, la tisseuse de réseaux des Ramoneurs. C’est elle qui coordonne tout. On est des personnalités tierces, toutes différentes qu’il faut réussir à mettre en osmose.  Et il y a toute une organisation que Julie met en place et il y a plein de facteurs parce que l’on est très exigeant. On veut pas que les prix des places soient trop cher, on ne veut pas que certains sponsors soient trop mis en avant vu que ça nous gave, ça correspond pas à l’esprit etc… il y a certains contextes, on ne veut pas jouer pour des partis politiques par exemple. Elle doit jongler avec ça, elle accueille toutes les demandes et gère ça pour transformer en tournée.

Gwenael : Il y a une vraie notion de tribu ouverte. Ce n’est pas un clan fermé. Y a un noyau qui ondule, des gens qui arrivent, qui partent. Je peux en parler en tant qu’arrivé en cours. Il y a un accueil, c’est une vraie tribu.

Loran : Et puis il faut accepter la façon dont tout le monde est. Des fois, il y a des choses qui peuvent gêner mais en même temps, il faut respecter. On se doit d’accepter la différence des autres. Sinon on vit tous pareil, on pense tous pareil. Et je suis contre ça et les Ramos, c’est encore une démonstration du savoir-vivre ensemble en fait.

Gwenael : Et ça se fait en formation accélérée. Il y a des choses que l’on tolère entre nous  en tournée, que l’on ne tolérera peut être pas autrement, tout le monde fait l’effort pour que cela fonctionne en fait. Ou t’apprends aussi à mieux comprendre l’autre et accepter ce qu’il a à dire.

Loran : On a tous compris que pour être au maximum niveau concert, il faut que tout le monde accepte l’autre et ses envies qui ne sont pas forcément les mêmes. Moi par exemple, avant un concert je ne sors pas de la salle, je dois m’imprégner de l’ambiance, des gens qui arrivent. Il y a d’autres membres du groupe qui ont besoin de se mettre à l’écart. Ce sont des points de vue différents mais qu’on se doit de respecter. Le but c’est d’être au moment voulu, au maximum. Je ne dis  pas forcément au niveau technique mais de l’énergie que l’on va donner. Ce qu’on veut faire passer c’est une énergie et que les gens nous rendent énormément. C’est un échange. Je suis fier que les Ramos aient 10 ans. J’ai 39 ans de concerts, je ne suis jamais resté avec un collectif artistique pendant 10 ans, et la fin je ne la vois pas. J’en suis sûr qu’il nous reste plein de choses à faire, encore beaucoup de chemin ensemble et ça prédit beaucoup de belles aventures.

Info-Festival : J’espère (rires).

Loran : Tout peut arriver, même un clash dans un collectif, mais je pense qu’avec ce groupe-là, on est capable de se dépasser personnellement.

 

Info-Festival : Alors, une dernière question suite à ce que j’ai pu entendre lors de concerts ou festivals. Ces dernières années, il y a eu beaucoup de rumeurs sur un possible retour des Bérurier Noir. Qu’en est-il de ces rumeurs ? 

Loran : Oui, tu vois je sais pas trop. Ce qui me plait dans les Bérus c’est qu’on assume entièrement ce que l’on est, un groupe libre. On ne subit pas la pression d’une boîte de disques, d’un producteur ou d’un gros label qui va nous dire ce que l’on a à faire. Il y a eu la décision d’arrêter parce qu’on pensait que c’était mieux. Après, je pensais qu’on ne rejouerait pas sur scène. Il se trouve qu’on a rejoué entre 2003 et 2005. Je ne peux pas savoir mais à priori non, il n’y a pas de raison, ce n’est pas du tout d’actu. Et puis aussi oui, faut arrêter de croire que les Bérus c’est comme Zorro. On entend, « on est dans la merde on a besoin des Bérus ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Encore une fois que les gens écoutent les textes : On est tous des Bérurier. Ce n’est pas qu’un groupe c’est un état d’esprit. Ça n’a rien à voir avec le fait que le groupe se reforme ou pas. Et je suis pas du tout dans le délire du messie qui va arriver, je crois que c’est tout le monde qui doit se serrer les coudes, et pas quelqu’un qui va arriver et qui va libérer tout le monde. Malheureusement ça n’existe pas, et si ça existait, ce serait une dictature. Au final, il faut qu’on se pose la question, pourquoi on est là, qu’est-ce qu’on a à y faire.

 

Info-Festival : Et bien écoutez, merci d‘avoir pris le temps pour cette interview, et de votre sincérité.

Loran : Merci à toi d’avoir eu la patience d’écouter (rires).

 

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Extrait du festival "Les Ramoneurs de Menhir fêtent leurs 10 Ans" : www.dailymotion.com/video/x52rpxh

Site internet : www.ramoneursdemenhirs.fr

 

 

Par Cédric le 06/06/2017

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