La Nuit de l'Erdre passe le cap des 20 ans avec succès

NDL

Les 29 et 30 juin dernier, nous étions à Nort sur Erdre (44) pour fêter les 20 ans de la Nuit de l’Erdre avec Orelsan, Justice, Chinese Man, Catherine Ringer et bien d’autres.

 

Vendredi 29 Juin

 

Il fait une chaleur de dingue ce vendredi et c’est en sueur qu’on arrive sur le site après avoir marché un bon kilomètre depuis le parking. Certes, la marche était longue mais propice à de belles rencontres qui ont fait passer le temps plus vite et avec qui nous avons passé le week-end.

 

Il est 20h30 et Catherine Ringer est déjà sur scène. Toujours aussi élégante, Catherine nous séduit avec ses déhanchés et sa voix grave. Sur des airs pops ou latinos, elle entraine le public avec sa bonne humeur communicative. L’ancienne leadeur des Rita Mitsuko finit, perruque sur la tête, par les titres qui ont fait la renommée du groupe à savoir « Andy » et « Marcia ». Les spectateurs reprennent alors en cœur ces titres intemporels.

 

Ca continue ensuite sur la scène Maki où Ultra Vomit est en place. Avec leur métal humoristique, ils font jumper la foule pour la chauffer encore un peu plus. La chaleur est matraquante donc c’est posé à l’ombre qu’on assiste à ce concert. On n’a plus 18 ans et les pogos sous cette chaleur ne sont plus pour nous… Cela dit, les paroles du groupe et leurs transitions nous font bien marrer et on passe tout de même un bon moment devant cette belle bande de canards.

 

Retour sur la scène Gorilla pour voir le plus américains des groupes suédois à savoir, The Hives. S’ils ont fait un effort vestimentaire avec leurs costumes, c’était vraiment pour l’entrée en scène car, très vite, la sueur, les jumps, les cris et les sons garages viennent casser l’image de gentils garçons qu’on pouvait avoir d’eux. Ca envoie pas mal durant tout le show mais vers la fin, Howlin' Pelle Almqvist nous perd un peu lorsqu’il nous parle en anglais pendant 10 minutes avant de terminer le concert par le tonitruant et célèbre titre « Tick tick Boom ». Un concert plein d’énergie.

 

La nuit est tombée sur le château de Nort sur Erdre et entre sur scène un artiste qu’on apprécie tout particulièrement, Møme. On l’avait d’ailleurs rencontré l’an dernier juste avant qu’il explose totalement et soit en tête d’affiche des plus grands festivals. Si son album est chill, le live l’est beaucoup moins car les mélodies sont appuyées par des beats technos percutants. On plane en même temps que l’on tape du pied. Son installation lumineuse met également bien dans l’ambiance. Le public reconnait tout de suite son titre « Aloha » qui a fait un énorme carton et Møme nous fait également le plaisir d’interpréter, en exclusivité, quelques titres de son album à venir.

 

C’est l’un des duos français les plus réputés au monde qui a la charge de clôturer la soirée puisque Justice est en place. Avec une énergie ravageuse, des rythmes entêtants et des beats accrocheurs, les parisiens nous envoient du très très lourd encore ce soir. L’installation lumineuse n’est malheureusement pas aussi puissante qu’on a pu le voir (comme aux Vieilles Charrues l’an dernier par exemple) mais ça en impose quand même pas mal notamment sur le titre « Genesis ». L’univers est assez sombre mais on se laisse facilement transporter. L’arrêt sur image au milieu du show nous surprend et nous fait sourire. On donne tout ensuite dans la dernière ligne droite jusqu’aux dernières notes de leur gros titre « D.A.N.C.E ». Le concert se termine alors et la première soirée également.  Déjà ??? Il faut maintenant faire le chemin retour et aller se coucher.

 

Justice

 

Samedi 30 Juin

 

La chaleur nous réveille sur les coups de 11h soit H – 5 avant le match tellement attendu. On a donc le temps de boire deux ou trois bières (Plus ? Peut-être, oui) et de faire quelques parties de palets. Nos voisins de parking nous apprennent qu’ils ont tout prévu pour le match, écran plat, tonnelle, groupe électrogène et antenne, on est encore mieux qu’à la maison. Maillot argentin sur le dos et drapeau français dans les mains, on sait que quoiqu’il arrive, on sera heureux. Le match est magnifique et surtout il y a une grosse ambiance à chaque but des bleus. Pas de doute, on n’est pas prêt d’oublier ce moment.

 

A 18h, on quitte notre spot en vitesse pour rejoindre l’espace presse afin d’interviewer Chinese Man (ITW à retrouver très vite sur notre site). On a raté le concert de Thérapie Taxi qui curieusement était programmé tôt devant un public familial alors que les paroles sont quand même légèrement trashs.

 

Le soleil cogne encore sévère pour l’arrivée de Jahneration, un groupe de reggae français qui n’en finit pas de grandir. Les parisiens sont un peu les petits frères de Dub Inc. Loin du reggae roots, le groupe a de multiples influences notamment le ska, le dub ou encore le ragga. Un bel éventail de sonorités qui n’en finit pas de faire danser le public voir de le faire carrément chavirer. Le festival est donc bien lancé quand le groupe quitte la scène vers 20h15.

 

Le rythme retombe ensuite un peu sur le garage rock de Findlay. Le public est un peu moins nombreux car parti s’hydrater sur les différents bars du festival. Derrière ses lunettes, la jolie anglaise nous emmène avec elle dans un voyage pop tinté d’électro hypnotique. Indépendante et charismatique, la mancunienne assure une belle prestation qui aurait mérité d’être plus suivie.

 

On enchaine sur la grande scène avec la tête d’affiche de la soirée, Orelsan. De retour en 2017 avec son excellent album « La fête est finie », le caennais était sérieusement attendu ce soir par les jeunes comme les moins jeunes. Accompagné par de nombreux musiciens, il enchaine les morceaux de son dernier album durant la première partie de son concert. On retiendra, le morceau avec Maitre Gims en vidéo, les spectateurs qui acclament « Aurélien une chanson, Aurélien une chanson » et le respect envers son public et ses musiciens. Comme le démontre les textes de son dernier album, Orelsan est loin de l’étiquette d’enfant terrible que beaucoup ont voulu lui coller. Pour terminer, le rappeur reprend quelques morceaux des Casseurs Flowters et de son ancien album comme « La Terre est ronde » repris en cœur par le public.

 

On retrouve ensuite Chinese Man sur la scène Maki. Les marseillais balancent leurs instrus funk et hip/hop pour démarrer en douceur. Des MC’s prennent tour à tour place sur scène sur chacun des morceaux. Si la musicalité est omniprésente dans les instrus, le groupe finit bien souvent par remixer le tout pour envoyer une trap ravageuse à la fin. Un set bien équilibré avec des MCs plein d’énergie et de bonne humeur. Que ce soit sur les morceaux de leur dernier album « Shikantaza » ou sur ceux du premier comme « Get Up », on s’est laissé porter du début à la fin.

 

Nous sommes de retour devant la scène Gorilla avec Alt-J qui nous emmène en voyage sur des ballades folk/rock. Le groupe anglais originaire de Leeds a du mal à accrocher le public. La foule est beaucoup moins présente que sur les concerts précédents. Il faut dire que le changement de rythme est brutal. Quel dommage car il s’agit d’une pointure du rock anglais sur scène. On aurait aimé qu’ils soient programmés un peu plus tôt dans la soirée.

 

Pour terminer, c’est l’un de nos coups de cœur des Transmusicales 2016 qui avait la charge de clôturer cette deuxième soirée. Le duo Nova Twins, composé de deux jeunes londoniennes jumelles dans leurs looks, balance du punk rap. Non, vous ne rêvez pas, leur style est bien entre ces deux univers qui paraissent au premier abord antinomiques. On avait totalement était séduit lors des Trans mais ce soir, on peine à rentrer dedans. L’énergie est bonne, les filles donnent tout comme à leur habitude mais l’heure tardive ne se prête pas forcément à ce type de musique.  

 

Orelsan

 

Comme vous le savez, chez Info-festival, nous sommes bénévoles. Nous n’avons donc pas pu assister à la soirée du dimanche car il fallait rentrer se reposer avant d’entamer la semaine de travail. On est très satisfait des deux jours passés sur le festival. La météo nous a régalés, les bleus fait exploser de joie et encore une fois, nous avons fait de nombreuses rencontres. Merci à toute l’organisation du festival pour l’accueil. Merci également à Fred et Sacha de l'agence Tanguy Prod pour les mises en relation avec les artistes. 

Crédit photo : en haut - Justice par Amandine VIGNAL / en bas - Orelsan par Benjamin GUILLEMENT

Par Florent le 05/07/2018

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