La Flume Enchantante

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Après l'Espagne, les vacances, les plages et le ciel bleu, nous étions de retour en Bretagne en cette semaine de rentrée scolaire. Changement de cadre mais, même s'il pleuvait dehors, à l'intérieur de la salle des sports de Gévezé, le soleil brillait sur les centaines de visages souriants venus passer un bon week-end à La Flume Enchantée.

 

Vendredi 8 Septembre

 

Ce vendredi, on entre à la fin du concert des Zéclopés . L'ambiance est déjà chaude en avant scène où le public remue sur les morceaux ska-rock proposés par les caennais. Entre les rythmes de batterie et de guitare rock/punk et le swing des instrus à vent, ça envoie pas mal. Si les sonorités sont festives, les textes eux sont engagés comme en témoigne celui sur les violences policières. Un set parfait pour se chauffer en attendant la suite.

 

A 22h entre sur scène le groupe Sinsémilia, tête d'affiche de la soirée. Après 26 ans de carrière, les grenoblois sont des habitués de la scène et ne mettent pas de temps à mettre l'ambiance. On retourne en adolescence en début de set quand on entend , l'engagée « La Flamme » ou encore la reprise de Brassens « La Mauvaise Réputation». Le groupe revient ensuite à ses origines en proposant un medley de chansons reggae allant de Bob Marley à Alpha Blondy. Sinsé varie bien entre temps forts et temps faibles. Leur reggae dévie parfois en ska-rock déglinguant grâce notamment à une très bonne session cuivres. Le groupe propose aussi des moments intimistes comme sur la reprise en acoustique de « Tout le bonheur du monde » où encore comme lors d ‘ne ballade sur laquelle le public s’assoit. Entre engagement et solidarité, les membres de Sinsé donnent tout ce qu'ils ont comme ils l'ont encore prouvé ce soir.

 

La soirée se clôture avec le plus breton des groupes punk - ou le plus punk des groupes bretons si vous préférez. Leurs fans étaient d'ailleurs encore nombreux dans la fosse à jouer des coudes dans les pogos ou à faire des slams. La musique est punk et les chants en breton. Le groupe a d'ailleurs annoncé la couleur dès le début en gueulant : « On vient chanter pour la Bretagne libre ». Anarchistes et libertaires, Les Ramoneurs de Menhirs ne se cachent pas, ils défendent l'émancipation de tous les peuples et prônent également la diversité. Le message est donc similaire aux groupes précédents mais en plus énervé. Quand je quitte la salle à la moitié du set, il y a un peu moins de monde que sur Sinsé mais les acharnés sont bien présents et ça remue sévère.

 

la rue ket

 

Samedi 9 septembre

 

C'est pour la fin du concert des Malouiniers qu'on arrive. Avec leur folk celtique, le groupe local vient éveiller les oreilles du public et les préparer au programme qui suit.

 

Et quel programme puisque entre en scène Le Pied de la Pompe. Le groupe breton entame son set avec des sonorités rock assez sombres qui peinent à mettre le public dedans. Heureusement, l'arrivée de Mourad de la Rue Kétanou sur le titre « Vivant » (du Collectif 13) vient donner un second souffle au concert. Le Pied de la Pompe continue alors avec des sonorités beaucoup plus festives. L’interaction avec le public fonctionne très bien et les spectateurs de la Flume Enchantée sont au taquet pour répéter et chanter en chœur. Le groupe invitera même quelques festivaliers à monter sur scène le temps d'un morceau. C'est donc dans une ambiance chaleureuse que Gérome et ses compères terminent leur concert.

 

Les organisateurs du festival nous gâtent vraiment ce week-end puisque c'est maintenant l'heure de La Rue Kétanou, un des groupes phares de la scène française. Comme pour Sinsémilia, nombreuses de leurs chansons rappellent aux trentenaires et quarantenaires des souvenirs d'ados ou de jeunes adultes. Le trio s'est désormais agrandi avec l'arrivée de Pierre à l'accordéon et au chant. Avec lui, Florent, Mourad et Olivier interpréteront deux nouveaux morceaux qu'on espère écouter très vite sur album. L’interaction avec le public fonctionne là encore très bien et nous nous laissons bercer par les ballades parfois amoureuses ou à d'autres moments plus engagées. Des histoires de vie racontées subtilement qui restent dans nos têtes et qu'on finit par connaître par cœur. Les concerts de la Rue Kétanou sont toujours des moments de partage - comme lors des farandoles sur « le Capitaine de la barrique » - et l'ambiance était à son maximum sur leurs titres désormais cultes « Les cigales » ou encore « Les hommes que j'aime » sur lequel les membres se sont embrassés vigoureusement. Le concert aura duré presque deux heures mais à aucun moment nous avons regardé l'heure. C'est un peu comme si on avait passé un instant avec des potes autour d'un verre. Un peu plus tôt dans la soirée, nous avons rencontré Mourad qui a répondu à nos questions. Vous retrouverez prochainement l'interview sur notre site.

 

La soirée et le festival se terminent sur les rythmes electro/swing de Jive Me. Des rythmes dynamiques qui font danser et une voix groovy qui nous séduit, voilà la recette du quatuor. Dans la lignée de Caravan Palace ou Electro Deluxe, le groupe propose un set rythmé sur lequel les derniers festivaliers lâchent ce qu'ils leur reste d'énergie.

 

C'était notre première fois au festival La Flume Enchantée et on a passé un super week-end dans un cadre familial et convivial. Avec une bonne organisation et beaucoup de bonne humeur, les organisateurs et les bénévoles nous ont régalé. Niveau public, on avait adoré les espagnols durant nos vacances mais sans être chauvin, il faut avouer que les bretons sont quand même chauds bouillants. Encore un grand merci à l'organisation pour l'accueil et à l'année prochaine :).

Par Florent le 12/09/2017

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