Joris Delacroix : « Je pense que tout festival est bon à prendre »

Joris Delacroix

Au festival Solidays, on a rencontré Joris Delacroix, l’un des petits frères de la French Touch. Avec sa deep house efficace, il nous a clairement conquis le week-end dernier et on doit vous dire qu’on est pas mécontent de le voir programmé au prochain Scopitone en septembre prochain. Retour sur cette rencontre ensoleillée sur l’hippodrome de Longchamp.

 

Info festival : As-tu un lieu fétiche où tu aimes te produire ?

Joris Delacroix : Je suis un amoureux de la scène donc dès que je me retrouve sur une scène déjà, je kiffe. Le lieu qui vraiment m’a plu, s’il y en avait qu’un, c’est le Rex Club à Paris. Je l’ai fait deux fois cette année et je prends tellement de plaisir à jouer là bas. On peut y jouer ce qu’on veut. Il y a une demande de culture underground, de culture alternative, ça me régale. En plus pour l’aspect musical, c’est vraiment bien foutu, il y a un son de ouf.

 

IF : Y-a-t-il un festival que tu n’as jamais fait mais où tu kifferais vraiment être programmé ?

JD : Il y en a quelques uns. Là, comme ça, je pense aux Vieilles Charrues en France qui est génial. Après un truc comme Glastonbury ou un gros festival en Belgique. J’avais fait le Pukkelpop une fois, c ‘était vraiment chanmé. Je pense que tout festival est bon à prendre.

 

IF : Es-tu plus à l’aise dans les festivals 100 % musiques électroniques ou dans les festivals éclectiques ?

JD : Pour être honnête je préfère quand il y a tout type de public car les gens ont tendance à être plus ouverts. J’adore les festivals électro mais c’est vrai que tu retrouves souvent la même chose et, au final, les gens s’y habituent et demandent toujours pareil. Là, ce qui est cool, c’est que ça attire la curiosité. Les personnes venues voir leur groupe de rock préféré, quand c’est fini, elles peuvent passer et se dire « tient, il y a un mec qui fait de l’électro, je vais voir ce que ça donne » et souvent elles s’éclatent. Il y a justement ce coté où tu peux créer la surprise.

 

IF : Justement, tu joues dans 12h, est-ce que tu vas prendre le temps d’aller voir les autres groupes ?

JD: On va essayer. Je vais déjà faire un petit tour chez moi parce que j’habite pas loin. Mais ouai, j’aime bien me balader sur ce type de festival et découvrir autre chose, du hip/hop, du rock ou même de l’électro... Je vais choper un programme pour voir ce qui m’intéresse. L’ambiance est toujours agréable à Solidays et il y a toujours un truc à faire.

 

 

IF : Pas trop la pression de partager le créneau horaire de Boris Brejcha ?

JD : Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive de jouer à la fin en même temps que Boris Brejcha. Je l’ai déjà fait donc ça va, mais c’est vrai que ça m’ennuie un peu car Boris Brejcha est quand même très très très très bon. Je préférerais avoir un gars moins bon en face quand même (rire). Heureusement j’ai une demi-heure tranquille avant qu’il attaque (rire). Faut que ça défonce dès la première demi-heure.

 

IF : Pour nos lecteurs qui ne te connaîtraient pas, peux-tu décrire ta musique en quelques mots?

JD : C’est une musique qui vient de la house, de la minimale, de la techno et que je fais avec pas mal de mélodie. Des fois, je peux aller dans des trucs plus techo, des fois plus house parfois carrément dans des trucs plus pop, dans la chanson... J’essaye de prendre cette base électro assez douce et mélodique et de l’amener sur différents terrains.

 

IF : Quels sont tes projets à venir ? Un album ? Des collaborations ?

JD : Mon album arrivera à la rentrée 2017. Dessus, il y aura pas mal de featuring que j’ai fait avec des potes comme Montmartre, Synapson, Sirius Trema...Des gens dont je suis vraiment proche. Et puis j’espère qu’il y aura une belle tournée live qui suivra derrière.

 

On a hâte d’écouter tout ça et on donne rendez-vous à Joris Delacroix à Nantes en septembre prochain. 

 

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Par Florent le 14/10/2017

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