Bobital : par Toutatis quelle belle édition pour l’Armor à Sons ! #9

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Au commencement de la saison des festivals, nous étions en terrain connu bien ancré sur les terres du pays d’Astérix et Obélix. C’est à Bobital dans les côtes d’Armor, que nous avions rendez-vous pour festoyer avec nos amis les Gaulois durant un week-end ! Avec un sold out atteint un mois à l’avance, la 9ème édition du festival Bobital : l’Armor à Son promettait déjà d’être remarquable.

Prévu – comme chaque année – au premier week-end de Juillet, le festival a réussi à se faire une place parmi les plus grands événements musicaux attendus en cette date qui marque le début de la période estivale.

 

30 Juin 2017

     C’est vers 19h que l’on décide de partir de Rennes pour rejoindre la planète Bobital placée sous le thème des Gaulois pour cette nouvelle édition.
A notre arrivée, notre première destination se situe au camping ! Stratégie indispensable si l’on veut trouver une place convenable à notre goût, pour planter la fameuse tente Queshua.

   Un grand menhir réalisé par les bénévoles nous accueille sur le parking du festival. 
Barricadé par des planches en bois - tel le village gaulois de la célèbre BD – on aperçoit au loin le Bo’Village. Cet espace aménagé pour les festivaliers ou non festivaliers, nous plonge immédiatement dans l’univers et l’ambiance de cette édition.
Juste avant d’entrer sur le camping, quelques effluves de mets gourmands viennent nous chatouiller les narines. Effectivement, le village regorge de petits stands de restaurations installés devant le camping afin de ravir nos papilles lors d’une petite fringale.

Tente installée, ventre rassasié nous voilà fin prêt pour attaquer la soirée sur la grande plaine du Louvre !

     C’est le rappeur marseillais Soprano qui sonnera pour nous le coup d’envoi de cette nouvelle édition. Nous arrivons en plein show vers 20h30 et la foule bat déjà son plein…
Les festivaliers qui ont déjà bien entamé la soirée - armés de leur poncho de pluie et de leurs bottes – mettent le feu à la plaine du Louvre ! De quoi faire monter la température entre deux averses. N’étant pas une fan avérée de l’artiste, je dois admettre que c’est un vrai show-man qui sait conquérir son public. Ses plus grands « tubes » du moment sont repris à tue-tête par les plus jeunes comme les moins jeunes.

La prestation finie, il est temps d’aller s’aventurer du côté des bars pour s’abreuver avant le prochain artiste ! Les bénévoles s’activent à temps plein afin que les festivaliers puissent profiter au mieux des concerts. Parés d’un T-shirt rouge, ils assurent la communication de la prochaine édition qui s’étalera désormais sur 3 jours pour les 10 ans de Bobital !

     Quelques notes électro nous parviennent depuis la scène B pour nous indiquer le début du set du groupe OfenBach. Bien que leur nom nous évoque l’un des plus grands compositeurs classiques, ce duo parisien a acquis sa notoriété avec son titre « Be Mine », diffusé en masse sur les ondes cette année. Ayant à peine une dizaine de chansons au compteur, nous étions curieux de voir le résultat de leur prestation. Et les avis resteront cette fois mitigés. Le groupe lance un DJ set agrémenté en chansons de tous genres. Allant du rock des années 90 (Nirvana, Red Hot Chili Pepers) à l’electro-pop des Daft Punk et même certains titres disco. Ce sera un carton plein pour l’ambiance mais aussi un carton rouge pour la performance. Certains d’entre nous attendaient plus de mix originaux et de tracks pendant ces 50 minutes de son.

 

Martin Solveig Bobital

     

 

       Il n’aura pas fallu attendre la moitié du set d’OfenBach pour que la scène A se retrouve face à une foule doublant de volume. Pas étonnant quand on sait que l’artiste clôturant la soirée n’est autre que la tête d’affiche française : Martin Solveig. Maître de la French Touch, le DJ reste authentique à son image décalée et à son électro survitaminé. Le festival costarmoricain se transforme en club géant dirigé par les sons de Solveig qui nous propulsent dans les années 2000. Le public s’enflamme aux premières notes du tube incontournable « Hello » mais aussi sur des chansons venant de tous horizons dont le DJ se fera un malin plaisir de diffuser. Alternant également entre plusieurs styles, il aura conquis le public de cette première soirée.

Néanmoins, nous trouverons regrettable que deux « DJ set » aient été programmés à suivre pour terminer ce vendredi soir. Certaines chansons présentes dans le premier ont été diffusées dans le second pareillement, laissant ainsi un goût amer de déjà-vu.

Mais la soirée n’est pas finie pour certains festivaliers ! Ceux qui auront bu assez de "potion magique", resteront debout jusqu’au petit matin pour animer le camping du village de Bobital.

 

1er Juillet 2017

Le réveil au petit matin se fait sous une fine couche de pluie accompagnée d’un petit café livré sur mesure à l’entrée des tentes par les bénévoles. Le temps que tout le monde retrouve ses esprits, le camping commence à s’animer avec l’ouverture du Bo’ Village.

     Des jeux en bois bretons y sont proposés afin de divertir les festivaliers en attendant le coup d’envoi de la seconde et dernière soirée sur la plaine du Louvre. Le tournoi de palets animé l’après-midi est accompagné en musique par les concerts donnés sous un chapiteau de cirque, renforçant l’ambiance champêtre du lieu.
Nous avons pu redécouvrir entres autres le comité rennais Hop Hop Hop Crew !
Ce groupe de musique traditionnelle balkaniques, nous avais déjà conquis l’année dernière lors du festival Les Papillonades. Un groupe composé de musiciens passionnés aux talents musicaux atypiques.

Rester au Bo’ Village la journée, c’est aussi l’occasion d’admirer les déguisements des festivaliers. Chaque année, le festival organise un concours de déguisement sous un thème annuel. Il va de soi que cette année les moustaches et les casques de Gaulois étaient de sortis ! L’équipe InfoFestival s’y est même prise au jeu revêtant un dinosaure au joli nom de Denver. Il aura, d’ailleurs,eu un sacré succès au camping 😉

 

Déguisements Bobital

     

     Après quelques ravitaillements auprès des stands de restauration, nous entrons sur le site pour assister au concert du très attendu Vianney. C’est avec appréhension que j’attendais cet artiste, n’étant pas attirée par sa musique. Et ce fut une belle surprise ! Bien que les chansons ne soient pas de mon goût, je dois admettre que le chanteur de variétés françaises assure sur scène. Seul avec sa guitare, il occupe aisément l’espace de la grande scène et fait bouger un public très diversifié face à lui. Cette session acoustique révèle une aisance scénique et une ambiance bon enfant sur le site.

 

Vianney Bobital

   

         On change de registre quelque temps après avec l’arrivée de Petit Biscuit : le petit prodige français de l’électro deep house. L’année 2017 aura été synonyme d’expansion pour le jeune homme âgé de seulement 17 ans. Invité sur les plus grandes scènes françaises cet été, Petit Biscuit a encore de longues années devant lui pour satisfaire les oreilles de nombreux festivaliers avec son électro posé. En live, il impose tout autant cette atmosphère onirique et apaisante. Avec une scénographie light et profonde, mélangeant les couleurs de la nuit et du rêve, on se laisse guider par cette mélancolie musicale. Le set nous auras conquis malgré une prestation un peu trop douce à notre goût pour un festival.

     La 9ème édition de Bobital touche à sa fin et c’est avec des riffs de guitare britanniques que nous continuons la soirée ! Le célèbre groupe Kasabian est venu enflammer les terres costarmoricaines avec sa Brit pop outre-Manche. Petits frères du duo Oasis, ils n’auront pas de mal à s’imposer dans une programmation essentiellement française. Après l’électro de Petit Biscuit, l’ambiance change radicalement pour se muter en véritable zénith du rock. Le chanteur du groupe s’autorisera même un corps-à-corps avec son public pour galvaniser la foule. On pourrait qualifier leur prestation - sans trop d’exagération - comme l’apothéose de cette édition.

     Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec le dernier groupe du week-end, le duo The Shoes. Déjà découvert lors de leur passage au festival Art Rock à Saint Brieuc l’année dernière, j’étais curieuse de voir l’évolution de leur DJ Set. Et ils ne nous ont pas déçus ! Nous n’en attendions pas moins pour clôturer le festival cette année. Oscillant entre électro, rock et hip-hop, il y en avait pour tous les goûts. Les terres de Bobital seront battues jusqu’à la fermeture du site notamment avec leur cultissime ode de la danse « Time to Dance ».

S’achève alors une énième édition pour le festival montant des côtes d’Armor. C’est avec impatience que nous attendons l’anniversaire des 10 ans d’existence ! On espère vous y retrouver l’année prochaine ! En tout cas, ce sera sans hésitation pour nous.

Ambiance Bobital

 

 

Par Virginie le 09/09/2017

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